Viandes

La bécasse du dimanche ou l’éloge des plaisirs qui ne s’achètent pas

30 janvier 2012

Ami lecteur sache d’abord que cet article n’est pas pour les âmes sensibles, car oui je vais parler chasse. Mais nan ne t’en va pas! Longtemps j’ai considéré la chasse comme un loisir pour fan de la « galinette cendrée » (clin d’œil aux Inconnus!) tout en appréciant malgré tout un morceau de sanglier dégusté à l’occasion. Ça c’était jusqu’à ce que je rencontre mister P. et son père, chasseur. Si l’on est souvent en désaccord tous les deux sur l’intérêt de la « chasse » au renard ou au blaireau (que j’exècre car je la trouve totalement inutile et que je classe dans la catégorie du « tuer pour tuer »), en revanche lorsqu’il me parle vraiment de la chasse, celle au gibier d’eau ou au gros gibier, là j’avoue mon regard à changer. Je comprends totalement qu’on n’aime pas la chasse et je ne souhaite vraiment pas rentrer ici dans ce débat qui me semble un peu insoluble entre les pro et les anti-chasse. Simplement, lorsque mon beau-père tue une bécasse comme ce fut le cas cette semaine et m’appelle pour me dire qu’elle nous attend et qu’elle est pour nous, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a quelque chose de beau dans la chasse, dans cette chasse là en tout cas. Je ne saurais mettre des mots justes et non polémiques mais déguster cette bécasse a rempli de bonheur mon dimanche car c’est typiquement un plaisir de « happy few » car à ma connaissance il n’y a vraiment que très peu d’occasions pour déguster un tel met. Un grand merci au chasseur donc et pour la recette c’est ma maman qui a cuisiné mais j’avais vraiment envie de partager cette émotion culinaire avec vous !

Ingrédients :
– 1 bécasse
– 1 bol de bouillon de volaille
– 3 cuillères à soupe de vin de Maury (Grenache…)
– 1 cuillère à soupe de vinaigre de cerise
– 1 petit bouquet garni
– 1 petite gousse d’ail
– une tranche de pain de campagne + 1 crouton de pain
– graisse de canard

1. Plumer et vider la bécasse et la passer rapidement sur le gaz (ou au chalumeau) pour bien finir d’éliminer toute trace de plumage.
2. Farcir la bécasse du petit bouquet garni et d’un crouton de pain aillé.
3. Faire revenir la bécasse quelques minutes dans une sauteuse avec de la graisse de canard pour la colorer puis la réserve et faire revenir rapidement la tranche de pain de campagne dans la sauteuse jusqu’à ce qu’il prenne une belle couleur.
4. Enlever le surplus de gras et remettre la bécasse dans la sauteuse avec le bouillon de volaille et laisse cuirez à couvert pendant 30 minutes à feu doux.
5. Lorsque la bécasse est cuite, la disposer sur la tranche de pain et préparer la sauce : déglacer la sauteuse avec le vin de Maury et le vinaigre, bien mélanger et verser sur la bécasse, déguster de suite.

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2 Comments

  • Reply Cenwen 30 janvier 2012 at 09:16

    Coucou 🙂

    Tu as raison de ne pas vouloir entrer dans une polémique stérile. Les deux points de vue sont irréconciliables.

    Je ne suis pas une adepte non plus, mais je ne refuse pas pour autant un morceau de sanglier ou de biche quand par chance on m’en propose un.

    Merci à ta maman et à toi pour cette jolie recette!

    Bonne semaine 🙂

  • Reply sigrid 12 février 2012 at 09:38

    je n’ai jamais mangé de becasse et ce n’est pas l’envie qui me manque. bon dimanche

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    Lire les articles précédents :
    Frittata à la poutargue de mulet pour mon premier « tour en cuisine »

    Voilà déjà l'heure de publier pour le premier "Tour en cuisine" auquel je participe. Je me suis donc inscrite…

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